les inégalités dans notre société
Société

L’inégalité des partages et récompenses

27 août 2018


Nous sommes tous au courant des inégalités existantes au sein de notre société. Il y a bien sûr, en toute première ligne, le statut social ! Ne dit-on pas qu’on ne prête qu’aux riches ? Ne remettant nullement en cause cette affirmation, je voudrais surtout mettre en exergue les petites différences qui créent au final de grosses différences.

En d’autres mots, pourquoi est-ce toujours une minorité de personnes qui se taille l’immense part du gâteau ? Dans cet article, je vais vous montrer que les personnes qui sortent du lot n’ont généralement rien de surhumain. Pourtant, de simples détails créent une différence de richesse, de reconnaissance ou de notoriété énorme !


Mon dada Tinder


Pour ceux qui ont déjà parcouru un peu mon blog, vous aurez certainement remarqué mes quelques articles sur Tinder. Cette application de rencontres permet d’avoir des « matches » lorsque 2 personnes indiquent se plaire mutuellement. Je ne pense pas que les nombreux « swipeurs de Tinder » me contrediront lorsque j’affirme qu’il existe des écarts significatifs de matches entre les utilisateurs.

« Normal » me répondrez-vous, mais si je vous dis qu’une personne au physique lambda « match » 100 fois moins qu’une personne au physique avantageux, il y a de quoi être légèrement surpris. Si vous relisez mon article sur le sujet, vous comprendrez les énormes inégalités observées sur Tinder.

Je ne vais pas ici ré expliquer en détail, pourquoi. En gros, si vous ne faites pas partie des profils « attractifs » de l’application, le succès ne sera pas au rendez-vous. Ceci est surtout valable pour la gent masculine. Je ne conseillerai donc pas aux hommes à l’ego fragile de s’aventurer en mode premier degré dans l’arène Tinder ! J’ai moi-même expérimenté ce trou noir, mais également pu me rassurer en testant mon « attractivité » dans d’autres pays. Si vous voulez savoir comment cela se fait, je vous l’explique ici.

Le fait qu’une personne « match » 10, 20, 50 fois plus que vous ne veut pas dire qu’elle est autant de fois plus attractive que vous. Cela peut vraiment se jouer sur des détails tels qu’une photo mieux prise, un décor plus vendeur voire une description plus originale dans le profil. Pourtant, le résultat sera sans appel !

En effet, ces personnes ressortant du lot seront toujours plébiscitées. Les utilisateurs (surtout les femmes) sélectionnent presque toujours les profils qui leur plaisent le plus plutôt que de se demander si leur propre profil est assez attractif pour la personne sélectionnée.

Cela ressemble un peu à un jeu où nous décidons de retenir le top plutôt qu’une personne nous correspondant. Comme c’est essentiellement axé sur le physique, les femmes canons et autres beaux gosses vous voleront la vedette. Ils auront beau être cons ou aussi inintéressants qu’un fishtick, cela ne se verra même pas.


Ma passion sportive


Le football et le tennis sont de loin mes deux sports favoris dans lesquels j’ai fait pas mal de compétition. Je n’ai jamais été joueur professionnel dans l’un ou l’autre sport, mais m’intéresse particulièrement aux différences de notoriété et rémunération entre les joueurs. Cela est particulièrement vrai pour le tennis !

Il est spectaculaire de voir les différences de gains entre les joueurs du top et les (très) bons joueurs. Là ou les 3 meilleurs joueurs (Federer, Nadal et Djokovic) tournent à environ 100 millions $ de gains en carrière, un joueur qui est environ 100 ème mondial aura 1 million $.

Les joueurs classés au-delà de la 150-200 ème place gagnera très probablement moins bien sa vie qu’une salariée touchant une rémunération moyenne. Cet écart est encore plus significatif lorsque nous ajoutons les mannes financières provenant des sponsors et contrats publicitaires ! Rien que là, la différence entre les meilleurs mondiaux et un top 30 est énormissime.

Les tops 150-200 ne disposent pas d’un gros appui des sponsors, car ils sont tout simplement trop peu médiatisé! À cela, il faut ajouter les énormes dépenses qu’engendre une carrière tennistique. Coachs, avion, hôtels, équipements, raquettes, cordages engendrent des frais non négligeables ! Certains joueurs moins bien classés dorment parfois dans leur voiture pour faire des économies alors que ce sont des joueurs professionnels !

Il y a un monde de décalage en termes de revenus financiers avec les meilleurs. Pourtant, point de vue qualité tennistique, la différence n’est pas si énorme ! Des 150 èmes mondiaux ont déjà battu Federer sur un match, c’est dire leur niveau de jeu ! De plus, ils ne bénéficient pas du même encadrement que les joueurs du top qui ont une préparation aux petits oignons.

Même s’il y a une évolution positive ces dernières années grâce à l’augmentation des gains dans les plus « petits » tournois, il n’est pas rare de voir certains professionnels classés au-delà de la 200 ème place, arrêter leur carrière.

Financièrement, ils gagneraient plus à travailler dans des fédérations de tennis ou tout simplement donner cours. De plus, une carrière de joueur de tennis est faite sans cesse de voyages et ne facilite pas une vie de famille.


Les footballeurs mieux lotis que les joueurs de tennis

Les différences de salaires au football entre les grands joueurs et ceux beaucoup moins connus sont astronomiques! Toutefois, à mon sens, la différence de niveau est bien plus marquée qu’au tennis. Si vous faites partie grosso modo partie des 200 meilleurs joueurs de la planète, il est probable que vous jouez dans un grand club.

Mieux, votre rémunération dépasse facilement les 1 million d’euros annuels. Alors oui, le football est un sport plus populaire et il y a plus de pratiquants. Ceci dit il n’y en a pas 100 fois plus qu’au tennis. Ces chiffres sont à vérifier, mais l’on dénombrerait environ 50 millions de pratiquants de tennis contre 270 millions au football.

En France, ce sont d’ailleurs les 2 sports qui recensent le plus de licenciés (1 million pour le tennis, le double pour le foot). Pourtant, là où le 200 ème mondial risque d’un peu galérer pour gagner sa vie, il y aura des dizaines de milliers de joueurs de football qui toucheront un beau salaire. La différence se situe là également.

En plus des primes de matches (que nous retrouvons aussi dans le foot amateur), tous ces joueurs ont des contrats ! Les joueurs de tennis moins bien classés qui connaissent de longues périodes de blessures n’ont pas ce bouclier financier ! Pire, ils connaissent parfois des années à perte !

Nous savons tous qu’il y a énormément d’argent qui circule dans le football. Ceci dit, malgré les salaires indécents, il y a moins d’écarts flagrants qu’au tennis. Un joueur de football en national a la même rémunération qu’un top 200 au tennis. Pourtant, il a comparativement un niveau bien moindre que ce dernier!

Là où au tennis, il serait capable de battre un Federer sur un match, je peux vous affirmer qu’une équipe de national en France ne battra jamais le Real Madrid. Inutile de vous expliquer qu’un millième mondial au tennis, malgré son niveau digne d’un joueur de foot de ligue 1, ne pourra pas gagner sa vie.


La différence entre les bons et l’excellence


Peu importe le domaine dans lequel vous exercer, il est probable que vous soyez noyé au milieu de la concurrence. Je vais prendre un exemple assez marrant qui est celui du blog. Au moment où je vous écris ces quelques lignes, je n’ai même pas 2 mois de blogging à mon actif.

Il est d’ailleurs un peu tôt pour que je me compare aux blogueurs comptant des milliers de visiteurs journaliers. Toutefois, étant novice, j’essaye de m’inspirer d’autres blogs, qu’ils soient connus ou pas. Au premier abord, il n’est pas toujours évident de voir si un blog est populaire ou pas. Du moins, lorsque nous nous contentons de lire le contenu d’un article.

De nombreux blogueurs amateurs ont une belle plume, traitent de sujets intéressants, le tout agrémenté d’un design épuré. Pourtant, ils comptent des milliers de visiteurs de moins que les influenceurs populaires. Il y a de multiples facteurs qui peuvent expliquer cela!

Un blog mode sera plus concurrentiel, mais également plus recherché qu’un blog sur l’Égypte ancienne. Le fameux référencement Google est très fréquemment cité. Or, pour être bien positionné, il faut bosser, progresser, ajuster, et tout cela, de façon régulière. Étant débutant, je suis mal placé pour en parler, mais ce que je veux surtout mettre en exergue, c’est que toutes nos réussites n’arrivent pas par hasard.

Vous pouvez écouter les plus grands blogueurs, acteurs, écrivains, sportifs, etc, ils vous diront tous plus ou moins la même chose. Ils n’ont pas réussi par chance ou uniquement par talent. Ce sont des personnes dont il faut s’inspirer, mais nullement les idolâtrer. Il n’y a généralement pas tellement de différences au départ. Peu importe le domaine, je pense qu’à force de rigueur, de discipline, et surtout d’envie, il est possible de sensiblement progresser dans nos passions.

La difficulté réside dans le fait qu’une majorité de personnes ont tendance à se dévaloriser parce qu’elles ne sont pas reconnues. Mais combien de personnes influentes sur cette terre n’ont pas vécu des années de galères ? Combien de fois n’ont-elles pas été recalées ou jugées insuffisantes ?

C’est bien là qu’elles puisent leurs forces en analysant leurs erreurs. Celles-ci ne sont toutefois possibles qu’en tentant des choses, en étant un minimum audacieux. C’est un cheminement qui peut durer des années. Or, n’est-il pas jouissif de constater nos progrès dans les domaines qui nous tiennent à coeur ?

Je n’ai aucune idée de savoir si mon blog va marcher. Encore moins, si je vais tenir le rythme, l’envie, etc, mais j’y crois. Actuellement, il est difficile de situer mon niveau, mais plutôt que de me comparer aux plus grands blogueurs ayant des années d’expérience, je cherche à progresser.

Rien que le fait d’avoir créé un blog me donne déjà un sentiment de satisfaction. C’est une façon d’exprimer ce que nous sommes. Les personnes qui se sentent restreintes dans leurs capacités comprendront.


Mot de fin


Le succès, la richesse, la reconnaissance et la popularité sont des objectifs de vie de plus en plus observés au sein de notre société. Au-delà de l’évidente satisfaction personnelle de pouvoir les atteindre, ils présentent quelque chose de hors-norme.

La concurrence croissante appuie la thèse qu’il ne suffit plus d’être bon pour s’ériger en tant que référence dans un domaine. L’excellence attire toute l’attention sur elle et ne laisse que des miettes aux catégories inférieures. La différence n’est toutefois pas toujours énorme contrairement à l’intérêt porté entre le top et le subtop.

La popularité suscite inconsciemment un effet de validation auprès de l’opinion publique. Bien que ce facteur ait une légitime importance, il serait réducteur d’uniquement se fier à celui-ci. Aussi, il est bien dommage qu’une multitude de personnes, sociétés et autres ne jouissent que d’un intérêt moindre malgré d’énormes atouts.

Un peu à l’image de Tinder et d’autres réseaux sociaux, il conviendra de ne pas se laisser décourager par le « succès » d’une minorité. Bien que ces derniers concentrent toute l’attention sur eux, ils n’ont pas toujours quelque chose de hors du commun.

Vous pourriez aussi aimer...

Pas de commentaires

    Laisser un commentaire