Rendez-vous Tinder
Hommes/Femmes

Mon surréaliste rendez-vous Tinder

24 juin 2018

Un jeudi soir de début de printemps, tranquillement installé chez moi, je « swipe » sur Tinder. Je le fais uniquement pour passer le temps, car j’ai un rendez-vous de planifié samedi après-midi avec un de mes « matches ».

Pour ne pas divulguer son identité, nous allons l’appeler Anna. Cette charmante étudiante sud-américaine à la longue chevelure brune était récemment arrivée à Bruxelles. Tout comme moi, revenu depuis quelques mois en Belgique, elle cherchait à faire de nouvelles rencontres.


Changement de plan


Anna m’écrit pour m’informer qu’elle devra finalement travailler plus tôt samedi. Elle enchaîne directement en m’invitant à là voir ce soir ! Pourquoi pas, un « date » en soirée me paraît plus sympa qu’un samedi après-midi avant d’aller bosser.

Il est 20h, je n’ai rien de prévu, je lui propose de nous donner rendez-vous en ville à 22h. Elle m’affirme directement que ça fera trop tard pour elle et me fait une contre-proposition pour 21h. Le temps de manger, de me préparer et d’arriver jusqu’en ville, je n’y serai jamais. Coupant la poire en deux, je lui fais une dernière « offre » pour 21H30.

Elle accepte, je me déconnecte, let’s go !


Course contre la montre


C’est bon, je suis prêt et marche jusqu’au métro. Montant dedans vers 21h15, je sens que ça va être juste, mais ne sait-on jamais ? Peut-être que le chauffeur, soucieux du fait que je puisse arriver à temps, donnera exceptionnellement un coup d’accélérateur !

Il n’en est rien, je ne suis donc pas dans un film hollywoodien et serai donc bien en retard. Mais bon, au vu du changement de dernière minute, ce n’est pas de ma faute. D’ailleurs, il y a toujours 10 bonnes raisons d’arriver en retard (comme j’ai réussi à mettre discrètement le lien) !

Bien éduqué, je lui envoie quand même un message pour dire que j’aurai 10 minutes de retard. Pas de réponse, elle est probablement encore plus en retard que moi ! C’est une femme après tout…Ne m’en voulez pas mesdemoiselles, Anna va vous venger de mon impertinence !

Le métro arrive à 21H35, j’ai encore une bonne trotte jusqu’au lieu du rendez-vous. Il faut que je sois à l’heure sur mon heure de retard (euh). Bref, je commence à courir, mais trop vite non plus. Le risque d’arriver tout transpirant est trop grand.

Enfin me voilà, je regarde ma montre. Parfait, je n’ai pas dépassé mes 10 minutes de retard annoncé. Ne reste plus qu’à là trouver sur cette énorme (Grand) place au milieu de la foule. C’est bon, je la vois au loin. Génial, pas de mauvaises surprises par rapport aux photos, elle a l’air jolie, mais prend une posture d’une personne attendant depuis longtemps.


La rencontre


Je m’approche d’elle, grand sourire, et lui sort un « hello » (oui, elle ne parle pas français) en lui faisant la bise. Elle me rétorque de façon sèche: you’re late !. Surpris par ce début d’échange assez froid, je lui présente tout de même mes excuses pour mon retard.

Je lui demande également si elle a bien reçu mon message, mais elle affirme que je ne lui en ai pas envoyé. Je reste calme et lui montre tranquillement mon SMS. Disposant de deux numéros (un étranger et un belge), elle ne m’avait pas donné le bon. Elle m’avoue donc à demi-mot que celui avec lequel on échangeait sur Whatsapp, était l’ancien, mais qu’elle utilisait le nouveau pour ses messages.

Bon, je suis en retard, elle ne m’a pas donné le bon numéro, on est quitte ? Eh bien non, mon scandaleux retard de 10 minutes semble l’avoir marqué. Étant un dur à cuire de nature, je commence à tout doucement m’agacer. Je lui explique lui avoir proposé 22h à la base et que je tenterais d’arriver à 21h30. J’ai fait le plus vite possible, j’ai envoyé un SMS, j’ai couru,..! J’ai payé ma « dette » là, non ?

Je ne la sens pas convaincue. De plus, elle se montre toujours distante et vient le moment où je perds patience. Nous venions de commencer à marcher depuis quelques secondes. Je m’arrête au milieu de la place et lui dit (en anglais) « si tu n’es pas contente, je rentre et on annule le rendez-vous« . Comme par magie, elle commence à se calmer et me dit : « non-non, ce n’est pas grave, allons boire un verre ».

Je lui propose de nous rendre dans un bar (delirium) connu pour son nombre record de bières différentes. Je n’y étais plus retourné depuis longtemps et comme elle venait d’arriver à Bruxelles, j’ai pensé qu’il serait chouette de l’y emmener. Elle accepte et nous marchons jusqu’au bar. Un peu irrité par son comportement, je sentais que la tension n’était pas encore tout à fait descendue.

Vient alors la fameuse question de savoir ce que je fais dans la vie. À peine sorti d’un CDD, j’étais à nouveau en recherche d’emploi. Déjà que je n’aime pas cette question à la base, il est toujours plus délicat de répondre dans ces circonstances.

Mais bon, je pense m’être bien tiré d’affaire ! Nous arrivons dans le bar, enfin, j’ai besoin d’une bière moi !


Le rendez-vous débute enfin


Je me dirige vers le bar et lui demande ce qu’elle désire boire. Elle me dit vouloir la même chose que moi. Après l’avoir mis en garde, je commande donc deux bonnes blondes (les bières hein) à 8,5 %. Nous trouvons une table et l’atmosphère commence à se détendre.

Cela faisait un petit temps que je n’étais pas allé en rendez-vous avec une fille. Je m’étais fait escroquer par la mafia hongroise 2 semaines plus tôt et me retrouvais sans boulot. À cela s’ajoute mon début de rendez-vous catastrophique dans lequel je devais « séduire » en anglais pour la première fois. Mais bizarrement, malgré tous ces éléments, je me sentais ultra-confiant.

Peut-être parce que quelques heures plus tôt, une dame chez le coiffeur m’avait complimenté sur mon physique. Bref, peu importe la raison, j’étais assez positif. Et très vite, s’installe une bonne ambiance, quelques longs regards, une deuxième blonde (vous avez compris maintenant).

Je sens une attirance réciproque et décide de l’embrasser. Voilà, c’est bon, j’ai enfin pu amadouer la « bête » blessée du début de soirée…EH BIEN NON ! Aussitôt notre premier baiser terminé, elle se met à m’engueuler !

Mais que se passe-t-il ? Aurais-je mauvaise haleine ? Suis-je devenu un « bad kisser » ? Était-ce trop rapide ? Non, c’est bien plus grave que ça, mesdemoiselles. Je l’ai embrasséles yeux ouvert! Ayant apparemment commis un abominable crime romantique des temps modernes, je reste ébahi devant son état de choc.

Il s’en est suivi une sérieuse discussion d’au moins 20 minutes dans laquelle elle m’expliquait qu’il était inconcevable d’embrasser les yeux ouverts. Au-delà du fait que je n’avais pas prêté attention à ce « détail », il m’en est apparu un autre, troublant. Vous ne l’avez pas remarqué ?

Si elle m’engueule pour l’avoir embrassé les yeux ouverts, c’est que les siens l’étaient également ! Je lui ai gentiment fait remarquer, mais sa « légère » mauvaise foi prendra à nouveau le dessus. Après cet intermède, le climat s’apaise à nouveau autour d’une troisième blonde (…) !

Malgré les quelques couacs, je passe une bonne soirée, je rigole bien, mais un élément me chiffonne. Nous pourrions ouvrir le débat et en discuter pendant des heures, mais je trouve tout à fait normal d’offrir le premier verre à la fille. Pourquoi pas d’autres aussi d’ailleurs, mais là, après 3 tournées à ma charge, je suis étonné qu’elle n’ait même pas daigné payer. C’est quand même elle qui a proposé de reprendre un troisième verre !

Elle m’avouera ne pas avoir pris d’argent du tout. Je trouve un peu gonflé de se ramener les poches vides à un rendez-vous, me faire culpabiliser et souhaiter un autre verre. Mais bon, soit, j’ai passé ce détail, car je désirais continuer la soirée avec elle.


Le surréalisme ne fait que commencer


Un autre détail par contre me vient à l’esprit. Elle commence à être un peu pompette ! Faut dire que d’enchaîner 3 bières spéciales à 8-9 degrés quand tu n’as pas l’habitude, c’est toute une épreuve ! Nous décidons de poursuivre la soirée au deuxième étage du bar, endroit un peu plus dansant.

On s’installe autour d’un tonneau (il n’y a rien dedans) faisant office de table et elle me réclame une bière. Je lui fais remarquer qu’elle a déjà assez bu et que je lui prendrai de l’eau. Elle insiste pour une dernière bière spéciale.

Je décide d’aller nous chercher 2 bières très légères histoire qu’elle ne soit pas complètement bourrée. Après avoir attendu 5 minutes au bar, je reviens avec les 2 boissons et je l’aperçois en train…de boire une bière !!! Avait-elle soudainement retrouvé de l’argent pour s’en payer une en douce ? Était-elle déjà sur la table ?

Non, en fait, un gars tranquillement installé à notre table venait de lui payer un verre. Bon, ce n’est pas grave, il a probablement cru qu’elle était seule et s’est dit, je vais aller offrir une bière à cette jolie brune.

Lorsqu’il me verra arriver, torse bombé, il s’éclipsera aussitôt pour faire place au maître des lieux (moi). Eh ben non Anthony ! Tu n’es pas l’acteur charismatique d’un film d’action ni un rappeur imposant qui mettrait tout le monde d’accord en un regard.

Pire, Anna me présente le gars comme si de rien n’était et ce dernier ne semble pas vraiment décidé à bouger de sa place. Je reste calme même si intérieurement j’essaye de comprendre. Peut-être est-ce un « speed dating » et il serait logique que je laisse ma place ? Peut-être est-ce un de ces fameux tests féminins pour voir ma réaction ?

Je ne sais pas, mais ma confiance du soir me permettait de ne pas craindre ce nouveau concurrent arrivé tout droit du Canada. Je me mets donc à discuter tranquillement avec eux comme si de rien n’était, mais après quelques minutes, la conversation commence à me lasser.

Évidemment, je voulais que le mec dégage, mais ces deux grands voyageurs semblaient avoir tellement de points communs que je suis resté quelques longs moments, là, sans parler. J’étais à deux doigts de partir ! Non pas parce que je me disais que je n’avais plus aucune chance de retourner la situation. En fait, je n’avais plus trop envie de me retrouver en présence d’une fille qui manquait, à mon sens, d’éducation.

Pourtant, j’ai décidé de rester, car cela ne m’aurait clairement rien apporté de lâchement partir. Petit à petit, j’essaye de m’introduire dans la conversation et arrive alors le moment où je la tire vers moi et l’embrasse (les yeux fermés). C’est un peu comme si c’était ce qu’elle attendait. Je revenais un peu de nulle part ! Cela semblait un peu avoir calmé l’autre prétendant, mais il restait quand même assis à notre table.

C’est alors qu’Anna me demande d’aller danser…


Le surréalisme s’installe


Je refuse ! Non seulement je n’avais pas envie, mais après en avoir vu de toutes les couleurs avec elle, il était hors de question de faire l’effort. Un peu vexée, elle s’en va sur la piste danser avec d’autres filles. C’est alors que je me retrouve seul avec mon « rival » et on commence à taper la causette. S’en commence une longue conversation sur la vie !

Anna a tenté d’attirer mon attention plusieurs fois sans succès. En effet, je sympathisais avec le mec qui avait tenté de me chiper ma copine du soir. Mieux, il se confie à moi et me montre des photos d’une fille dont il est amoureux. Alors qu’il a failli pourrir ma soirée, voilà que je suis en train d’attentivement l’écouter en lui apportant mon soutien. C’est limite si je n’allais pas rentrer avec lui !

J’observe périodiquement Anna en train de danser avec ses nouvelles amies, sud-américaines elles aussi. Je ne sais pas ce qu’elle a encore bu entre-temps, mais Anna me paraît de plus en plus bourrée ! Une de ces copines, charmante Brésilienne m’a interpellé pour me le signaler. Nous avons échangé quelques phrases et dans la minute qui a suivi, Anna est venue m’engueuler en prétendant que je draguais la fille. Oui, le comble !

Enfin bref, nous retournons chacun à nos occupations. Elle, à sa danse, et moi, à mon Canadien au coeur brisé. Vient alors le moment où ce dernier décide de rentrer chez lui. Bon, je vais devoir me « contenter » d’Anna. Je la vois avec deux garçons en train d’échanger leurs numéros. Je me souviens les avoir engueulés, évité de peu une bagarre et pris la main d’Anna afin que nous rentrions après cette longue soirée riche en émotions !

Mais ce n’est pas fini !


La balade en ville


Nous avions convenu avec Anna de rentrer chez elle, car son appartement ne se trouvait pas loin de la ville. Elle m’affirme qu’il est possible d’y aller à pied. Mais voilà, Madame est tellement torchée qu’elle ne trouve pas le chemin.

Pire, elle peine à marcher et je dois limite la porter ! Encore pire, elle me demande si je serai son futur mari ! La crise cardiaque n’est pas loin, mais croyez-moi, je ne suis pas encore au bout de mes peines. En effet, chaque personne que nous croise se fait interrompre par Anna qui leur demande d’où elles viennent.

Vu son état, certains passants semblaient gênés et me lançaient un regard compatissant. Mieux, certaines personnes me félicitaient de ne pas l’abandonner en rue ! Il est 4 heures du matin, cela fait une heure qu’on tourne en rond et j’ai le sentiment que nous n’arriverons jamais chez elle.

Non seulement elle ne trouve plus le chemin, mais en plus, je sens que c’est bien plus loin qu’elle ne me l’avait annoncée. Anna alerte à nouveau un couple que nous croisons. J’en profite pour demander à la femme si elle a une idée de la distance nous séparant du domicile d’Anna. Inquiète, elle atteste qu’il y a bien 45 minutes de marche.

C’est déjà énorme en temps normal, mais si te trouves en présence d’une fille totalement saoule qui arrête les passants, tu peux compter 3 jours ! Je remercie la dame, mais à peine après avoir repris le chemin, elle m’alerte. Elle aussi, a tenu à me féliciter pour ne pas avoir laissé tomber Anna et qu’il était de plus en plus rare de voir des garçons aussi classe que moi !

Eh ben, c’est avec elle (très jolie en plus) que j’aurais dû sortir ! J’estime pourtant ne rien avoir fait de spécial. Cela dit, peut-être que l’abandon des jeunes femmes torchées en pleine ville, gagne du terrain ! Bref, je décide que nous rentrions un taxi tout en espérant qu’Anna m’ait donné la bonne adresse. Vient alors un autre moment un peu loufoque !

J’ai comme qui dirait une envie pressante. Ne pouvant attendre jusqu’à chez elle, je me trouve une façade à arroser. Jusque-là, rien d’anormal, car une majorité d’hommes s’adonne à cette pratique de rue en cas d’urgence. Ce qui est plus étonnant par contre, c’est qu’au moment de sortir mon tuyau (je n’ai pas trouvé de plus belle métaphore, désolé), Anna vient me l’agripper !

Inutile de dire qu’il n’est pas très agréable de bloquer la vessie à ce moment-là, mais passons. J’ai pu enlever sa main, faire mon besoin et nous avons enfin pu prendre un taxi !


L’arrivée chez elle


Après 15 minutes de trajet, nous arrivons enfin à destination. Je paye (bah oui, elle n’a pas d’argent) le chauffeur, et nous montons au 2e étage de son appartement. Petit et de style un peu médiéval, ce dernier dispose cependant d’un charme certain.

Apercevant son gigantesque lit, j’indique à Anna qu’elle ferait bien d’aller dormir. Je lui demande toutefois où sont les toilettes avant qu’elle ne s’écroule comme une marmotte. Mais lorsque je reviens 2 minutes plus tard, je n’en crois pas mes yeux !

La voilà assise, de façon suggestive, sur le rebord de cheminée, en string et…rien d’autre ! C’est alors qu’elle enchaîne sérieusement par : « do you have a condom » ? Pour les préhistoriens qui ne comprendraient pas un mot d’anglais, elle m’a tout simplement demandé si je disposais d’un capuchon en latex à enrouler autour de mon gland de quoi nous protéger.

Bien que surpris par sa rédemption soudaine, je me laisse aller à mes pulsions de mâle grégaire devant ce joli corps qui m’appelle. Je ne vous détaillerai pas notre nuit, mais elle avait l’air plus en verve que ces filles de Tinder réfutant toute relation sexuelle le premier soir. Or, une fois dans son lit (vous aurez compris que j’avais bien un préservatif), mon étonnement n’est pas terminé.

Je ne me fais heureusement plus engueuler cette fois-ci, mais ça ne l’empêche pas de crier dans tous les sens. Tout homme devrait se sentir flatté dans ces instants-là. Ceci dit, quand votre partenaire ne tient plus en place en changeant de position toutes les 10 secondes, il y a de quoi se poser des questions.

Lorsqu’elle m’a à un moment enlevé le fameux « condom », je pouvais m’en poser encore plus ! Heureusement, cela s’est terminé sans MST et je ne suis ni malade ni père, aux dernières nouvelles.


La touche finale


Elle s’est excusée le lendemain matin pour son comportement de la veille en jurant qu’elle ne boirait plus jamais. J’ai quand même voulu lui donner une seconde chance et la fréquenter dans d’autres conditions. Si vous avez lu mon premier article sur Tinder, vous savez déjà combien de temps Anna et moi sommes restés ensemble.

Sans entrer dans les détails, j’ai été témoin de sa première crise de jalousie 24 heures après notre rencontre, car j’avais prévu une sortie en boîte avec des amis. Notre deuxième rendez-vous s’est toutefois bien déroulé lorsqu’elle est venue chez moi. Elle avait bien quelques petits accès de folie, mais bon, elle reste une femme après tout…

Le lendemain, nous nous envoyons quelques messages puis elle m’appelle pour me parler d’un collègue un peu lourd. C’est alors qu’elle me confie que ce garçon en question ne boxe pas dans la même catégorie qu’elle, qu’il est trop petit. Je rebondis en faisant une blague (votre esprit tordu trouvera) sur lui.

Le commun des mortels ris ou ne ris pas une blague, mais Anna, elle, a décidé de me raccrocher au nez ! Surpris, je lui demande par message ce qu’il se passe et elle m’affirme que ma blague était mauvaise.

S’en suit un simple « good night ». Je lui réponds « ok » et après trois secondes de réflexion, je me suis dit qu’on allait définitivement en rester là. Elle me répète bonne nuit et me confirme qu’elle est fâchée.

Deux jours plus tard, elle me demande par message si je l’ai oublié. C’est alors que je lui explique que notre histoire n’irait pas plus loin, qu’au vu de son comportement, ça ne « matcherait » pas entre nous. Alors que je sens qu’une tornade de messages de révolte va s’abattre sur moi, bah en fait, pas du tout !

Elle me dit comprendre qu’elle est un peu triste et me remercie pour les bons moments passés ensemble. Elle s’explique un peu sur ses réactions et termine en m’affirmant que j’ai l’air d’être un mec bien. Surpris, je la remercie également pour les bons moments et pour sa réaction, que j’ai trouvé très mature. Mais voilà, je n’ai pas écrit cet article de plus de 3000 mots pour rien.

Étonnée, elle veut savoir pourquoi je dis que sa réaction était « great ». Ce à quoi je réponds qu’en général une fille (ou un mec) qui se fait plaquer ne réagit pas d’une façon aussi classe. C’est alors qu’Anna me rétorque qu’elle est très fâchée sur moi, qu’elle s’est sentie utilisée, qu’elle est une fille bien. Elle ajoute qu’elle est folle, mais quand même une fille bien et que j’ai fait un très très mauvais choix.

Cela découle sur une nouvelle explication et je termine en lui souhaitant bonne nuit une dernière fois. Comme bouquet final, elle m’ordonne de ne plus lui parler, je m’exécute.

Ouf, je suis enfin débarrassé de cette énigmatique Sud-Américaine ! Bon, elle m’a quand même réécrit 2 mois plus tard pour savoir si je pouvais l’aider avec quelque chose.

Étant personnellement diplômé en la matière, elle cherchait peut-être enfin à aller en consultation psychologique. Je déteste ignorer les gens, mais je pense que tout comme vous avec cet article, j’avais eu ma dose d’Anna. Pour le bien de tous, je n’ai jamais répondu à ce message. Une semaine avec elle suffisait sous peine de terminer en burn-out sentimental.


Mot de fin


À la lecture de ce long article, vous pourriez penser que j’ai voulu un peu me venger de cette fille. D’autres pourraient croire que j’essaye de me mettre en avant en me faisant passer pour le bon gars. Rien de tout ça, je vous assure.
En fait, on entend toujours tout et n’importe quoi sur Tinder. Bien souvent, cela vient de personnes qui n’ont jamais testé l’application, mais qui ont « entendu que ».

Certains prétendent que ce n’est que du virtuel, d’autres, que ce n’est que pour des plans cul, etc. Cela ne doit nullement remplacer celles que nous faisons dans le quotidien, mais ce que j’aime avec Tinder, ce sont les rencontres improbables possibles. Il y a peu de chances que je me serais rapproché d’une fille comme Anna dans la vraie vie. Son mode de fonctionnement semble tellement opposé au mien que je ne l’aurais jamais approché.

Malgré cela, je garde un excellent souvenir de cette soirée dont je n’aurais pas pu inventer le script. Personnellement, cela m’enrichit, car j’aime rencontrer des personnes qui sortent de la norme. Du moins, d’un univers que je ne connais pas. De plus, ça fait une sacrée histoire à raconter à ses amis et ses lecteurs.

Je ne sais pas si j’aurai réussi à vous garder jusqu’au bout, mais moi, j’ai pris plaisir à écrire cet article. Tout comme j’ai pu écrire une semaine de ma vie avec Anna.

6 Commentaires

  • Répondre
    Anonyme
    22 janvier 2019 at 23 h 04 min

    je fais le meme constat sur Tinder… la vie normale ne peut t’offrir de telles rencontres improbables….

  • Répondre
    Plinia
    28 avril 2019 at 22 h 52 min

    Je suis une folle sud-américaine , je vais pas vous mentir. J’ai connu un super mec sur Tinder, 1 année ensemble, presque pour se marier, j’étais aussi bourrée la première soirée, je lui fait le show, mais à la fin nous avions la distance, il est resté en Allemagne et moi, j’ai du partir en France.. Maintenant je sors avec un autre, je lui avais quitté parce-qu’il me semblait insensible, froid, peu empathique… à la fin je suis allée lui chercher le week-end (assez bourrée pour le faire, oui).
    Il m’a avoué qu’il pense que je suis bipolaire, mais qu’il m’aime… bref, Tinder est comme une telenovela… courage à tous!

  • Répondre
    Anthony De Schepper
    29 avril 2019 at 0 h 25 min

    Haha une folle sud-américaine, au moins t’es sincère ! Dans ton cas, ce n’est plus seulement Tinder. C’est toi-même qui te crée une vie digne des scénarios de telenovela grâce ou à cause de Tinder 😉

  • Répondre
    Anonyme
    13 août 2019 at 1 h 12 min

    T’es vraiment un courageux haha ! En fait je me suis trop reconnu dans tes réactions, typiquement le genre d’histoire susceptible de me tomber dessus ! C’était sympa à lire de ce fait 😉

    • Répondre
      Anthony De Schepper
      16 août 2019 at 10 h 57 min

      J’aurais surtout été courageux (ou téméraire) si j’étais resté en couple avec elle ! Haha je suis content d’apprendre que je ne suis pas le seul ! Merci 😉

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